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AU CENTRE LE BLEU (1985)
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| LA PENSEE (1985)
Ce pastel et crayon gras sur papier souligne la constance picturale de Philippe Grosclaude. Comme l'indique Fritz Bileter, le préfacier de la monographie consacrée au peintre (ABC-Verlag), "les visages dessinés souvent de trois quarts ne portent pas de masque, ils sont masques" |
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SANS APPEL (1988)
Malgré son "titre", ce pastel et crayon gras sur papier rappelle que, chez Philippe Grosclaude, l'oeuvre n'est jamais une simple exécution. A travers un travail de longue patience et une élaboration quasi bénédictine, elle témoigne chez l'artiste du besoin d'un pratique méditative. En quelque sorte, la lenteur et l'extrême concentration deviennent un véritable exercice métaphysique. |
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MEMOIRE II (1989)
Ce pastel et crayon gras sur toile montre, comme presque toujours chez Philippe Grosclaude, l'existence de deux chemins convergents: celui de la pensée dans la tête et celui de la main sur le papier ou la toile. Etrangerment, plus l'artiste creuse profond dans ses abîmes intérieurs, plus il accumule les couches sur la surface de son tableau. |
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EN LUMIERE (1991)
Ce pastel et crayon gras témoigne que chez Philippe Grosclaude, la couleur a vraiment pris le pouvoir. Forme et fond s'imbriquent totalement dans son oeuvre, laquelle résulte d'"un travail assidu", parce qu'elle est engagement total. |
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DUO (1992)
Le couple, le masque et la figure, la sentinelle et son témoin: Philippe Grosclaude tombe souvent, comme dans ce pastel et crayon gras, sur la dualité. Comme si, quelque part, la vie était double, sans cesse promise, sinon au dialogue, du moins à la conversation. |
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IlS SONT (1993)
Comme en témoigne ce pastel et crayon gras sur toile, de grand format (200 sur 150 cm), comme beaucoup d'oeuvres de Philippe Grosclaude, la peinture est une sorte de combustible, qui se consume sans cesse et recommence toujours comme la mer. En somme, le tableau devient une sorte d'enfermement presque cathodique. Pris dans cette intense auto-alimentation, l'artiste est comme condamné à avancer dans l'espace existentiel qui l'enserre. |
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AUBE (1993)
Enfermé depuis trente ans dans l'espace du tableau, Philippe Grosclaude semble pris dans la glu d'un insondable exil intérieur. Comme dans ce pastel et crayon gras sur bois, le peintre essaie de dépasser le stade de l'autiste primaire, sans bien sûr, tomber dans la simple fabrication d'un décor. En "peignant contre", il peint aussi "pour", en se pliant à la fameuse "nécessité intérieure" dont parlait Kandinsky. |
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